Naturopathie

Dysbiose : de la fermentation aux maladies chroniques

Tout comprendre sur la dysbiose : Gaz, Perméabilité et Santé Métabolique

La dysbiose intestinale est au cœur des maladies modernes. Ce déséquilibre de la flore digestive impacte tout notre organisme. Comment une simple fermentation peut-elle dégrader votre santé ? Découvrons les mécanismes précis exposés par le Dr Donatini dans sa conférence de 2011 au Congrès des Thérapies quantiques.

Le mécanisme fondamental de la dysbiose

La dysbiose commence souvent par un défaut d’absorption des sucres. Normalement, l’intestin grêle absorbe les nutriments en deux heures. Cependant, avec l’âge ou le stress, cette capacité diminue.

Si les sucres ne sont pas absorbés, ils tombent dans le côlon. Le côlon devient alors une véritable fosse septique. Les bactéries s’en nourrissent et prolifèrent massivement. Ce phénomène est appelé pullulation bactérienne. Nous cessons d’être des monogastriques pour devenir des « ruminants » de déchets.

La toxicité des gaz : un miroir de la dégradation

La fermentation produit des gaz spécifiques comme l’hydrogène et le méthane. Leur présence indique le niveau de dégradation de l’intestin.

L’hydrogène et l’inflammation

L’hydrogène est produit par la flore du côlon droit. Il provoque des ballonnements importants et des douleurs. Une forte production d’hydrogène signe une agression immédiate de la muqueuse.

Le méthane et la paralysie digestive

Le méthane est produit par une flore plus profonde. Ce gaz est particulièrement toxique. Il inhibe les sphincters physiologiques. Cela provoque des reflux gastriques et une constipation chronique.

De plus, les bactéries productrices de méthane captent le tryptophane. Cela fait baisser le taux de sérotonine. Le résultat est une tendance marquée à la dépression.

La dégradation extrême

Dans les cas graves, le patient fermente même à jeun. Cela signifie que les bactéries dégradent sa propre paroi intestinale. Le corps « mange » son propre intestin en permanence.

La perméabilité intestinale : causes et conséquences

L’inflammation chronique due à la dysbiose finit par briser la barrière intestinale.

Pourquoi la muqueuse devient-elle perméable ?

Normalement, la muqueuse est imperméable. Elle ne laisse passer que des fragments contrôlés via les cellules M. Mais la prolifération bactérienne excessive crée une abrasion. L’inflammation TH17, déclenchée par les débris bactériens (LPS), détruit les entérocytes.

Le stress intense et une mauvaise mastication aggravent ce processus. Des morceaux non digérés nourrissent l’inflammation en profondeur.

Les conséquences à moyen et long terme

À moyen terme, la perméabilité rend le patient intolérant à tout. Il ne réagit pas seulement aux aliments. Il devient intolérant à sa propre flore.

À long terme, le passage de fragments dans le sang active les lymphocytes TH17. C’est le point de départ des maladies auto-immunes. On cite notamment la sclérose en plaques ou la polyarthrite rhumatoïde. La dysbiose prépare aussi le terrain pour certains cancers.

Le cas particulier de la stase de l’estomac et du biofilm

Un phénomène critique se produit lorsque le côlon est encombré.

La stase gastrique

L’encombrement du côlon empêche la vidange normale de l’estomac. Les aliments stagnent et le système s’inverse. On observe alors un reflux des bactéries vers l’intestin grêle et l’estomac. L’estomac perd sa fonction de passage pour devenir un lieu de stockage fermentescible.

Le biofilm et la toxicité

Les bactéries s’organisent en structures complexes appelées biofilms. Dans ces réseaux, les micro-organismes s’entraident et se nourrissent les uns des autres. Ce biofilm rend les bactéries très résistantes aux traitements classiques.

Les gaz émis à ce stade sont d’une extrême toxicité. En plus du méthane, on peut trouver de l’hydrogène sulfureux ou de l’ammoniaque. Ces composés attaquent directement le foie.

Dégradation du métabolisme général

La dysbiose ne reste pas localisée à l’intestin. Elle empoisonne tout le métabolisme.

  1. Le Foie Gras (Stéatose) : Les acides gras issus de la fermentation vont au foie. Cela crée une stéatose hépatique, même sans alcool. C’est aujourd’hui une cause majeure de cirrhose.
  2. Syndrome métabolique : Il n’y a pas de surpoids sans fermentation. La graisse viscérale est le produit direct de cette activité bactérienne.
  3. Déficit immunitaire : L’inflammation chronique (TH17) épuise le système immunitaire. Cela fait baisser l’immunité TH1, celle qui nous protège des cancers.
  4. Carences : La muqueuse abrasée n’absorbe plus la vitamine D. Le foie gras ne peut plus l’activer.

Comment sortir de la dysbiose ?

Le Dr Donatini propose des solutions concrètes pour briser ce cercle vicieux.

  • Le sport intense : Il favorise l’absorption des sucres par les muscles. Le vélo est particulièrement efficace.
  • La lumière : L’exposition matinale diminue la fermentation nocturne.
  • L’alimentation fragmentée : Manger de petits repas toutes les deux heures. Cela laisse le temps au grêle d’absorber les sucres.
  • Les huiles essentielles : Elles sont les « reines » pour assainir la flore. L’origan et la cannelle luttent contre le méthane. Le thym et la menthe combattent l’hydrogène.
  • Le Mycélium : Certains champignons comme le Coriolus stimulent l’immunité protectrice.

En conclusion, la dysbiose est un mécanisme en cascade. Elle part d’une mauvaise absorption pour finir en inflammation systémique. Surveiller sa fermentation est essentiel pour préserver sa santé durablement.

Dysbiose

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